Accueil Date de création : 08/02/06 Dernière mise à jour : 09/06/07 11:08 / 50 articles publiés
 

Ordres 3  posté le lundi 10 avril 2006 22:08

L'ordre de l'hermine:

L'Ordre de l’Hermine est un ordre de chevalerie, qui a été fondé en 1381par le duc de Bretagne, jean 4 (1364-1399), afin de conforter son pouvoir sur le duché et de rassembler la noblesse, autour de sa personne. En 1361, la bataille d'aurey avait mené la Maison de montfort sur le trône ducal, Jean de Montfort (futur Jean IV), grâce à l'aide du roi d'Angleterre, avait battu Charles de blois, soutenu par le roi de France. La nouvelle dynastie doit défendre l'autonomie de la Bretagneet consolider son administration. C'était un instrument de politique intérieure, mais aussi de diplomatie à l’égard des autres cours, en s'affichant ostensiblement. Sous le règne de François 1er de Bretagne (1442-1450) cette distinction devient purement honorifique, et finalement disparaît.

Aucun texte ne rapporte la création de l'ordre, pas plus que ne sont connus ses statuts, mais elle est intervenue après l'exil du duc en Angleterre (1373-1379). Les membres se réunissaient une fois l'an dans la collégiale de Saint-michel-du-Champ à Auray, pour assister à une messe, servie par un doyen et huit prêtres. Fait exceptionnel pour l'époque, l'Ordre acceptait les femmes (neuf sont recensées) ainsi que les roturiers.

Le signe distinctif était un collier, fait de deux chaînes en or avec des agrafes stylisées par des hermines. Les deux chaînes s’attachaient par une double couronne, avec deux hermines suspendues.

 

 

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ordres 4  posté le lundi 10 avril 2006 22:12

L'ordre de Saint-Huber:

L'Ordre de Saint-Hubert est un ordre de chevalerie créé en 1416 par le duc Louis de Bar.

L'ordre était dédié à saint Huber l'évangélisateur des Ardennes. Son médaillon représentait le saint à genoux devant l'apparition de la croix entre les bois d'un cerf. L'ordre devint propriété des ducs de Lorraine, avant de revenir à la couronne française en1766. Il se transforma peu à peu en une association nobiliaire, dédiée notamment à la chasse, dont saint Hubert est le patron. L'ordre fut supprimé à la Révolution. Restauré en 1816, il fut supprimé en 1824 par le roi Louis 18. Il y eut quelques 500 chevaliers de Saint-Hubert.

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Ordres5  posté le lundi 10 avril 2006 22:26

Ordre de la Toison d'or:

Philippe le bon avec l'insigne de l'ordre de la toison d'or

L'Ordre de la Toison d'or est un ordre de chevalerie autrefois prestigieux fondé à Bruges le 10 janvier 1430 par Philippe le bon, duc de Bourgogne, à l'occasion de son mariage avec Isabelle du Portugal.

Cet ordre était destiné à rapprocher la noblesse bourguignonne de Philippe le bon, ainsi que de lui permettre d'honorer ses proches. Le premier chevalier fut Guillaume de Vienne. À la mort de Philippe en 1467, son fils Charles le témérairedevint grand-maître de l'ordre, puis à la mort de ce dernier en 1477, son gendre Maximilien Ier de Habsbourg qui avait épousé Marie de Bourgogne En effet, l'ordre ne se transmettait que par les hommes, ou, à défaut d'héritier mâle, à l'époux de l'héritière jusqu'à majorité du fils de celle-ci. Ainsi l'ordre arriva-t-il à Charles quint qui en fit l'ordre le plus important de la monarchie habsbourgeoise. À l'abdication de l'empereur, la Toison passa à la branche espagnole jusqu'à la Guerre de succession d'espagne. Philippe 5 petit-fils de louis 14, et nouveau roi d'Espagne continua à conférer l'ordre, mais la branche des Habsbourgs d'Autriche  décida de reprendre l'ordre à son compte. Le droit international n'ayant jamais tranché la question il existe depuis lors deux Ordres de la Toison d'or, l'ordre autrichien et l'ordre espagnol (ce dernier étant le seul reconnu par la République Française).

L'insigne est constituée d'une dépouille de bélier en or, rappelant la légende de la Toison d'or, suspendue à un collier. Celui-ci comprend une alternance de briquet (instrument en forme de B pour frotter les pierres à feu) et de pierres à feux d'ou èmergent des flammes. Ceci illustrant la devise de l'ordre : Ante Ferit Quam Flamma Micet (il frappe avant que la flamme ne brille). Certains pensent aussi que le briquet est stylisé en deux B entrelacés rappelant la souveraineté des ducs sur les deux Bourgognes (duché et comté). Les chevaliers peuvent aussi porter l'insigne à un cordon rouge en sautoir au col.

  • L'Ordre autrichien a gardé un certain caractère aristocratique et religieux, il est reconnu personne morale par l'Autriche depuis 2000, et c'est Karl Habsburg Lothrigen qui en est grand-maître.
  • L'Ordre espagnol s'est ouvert depuis le 19ème sièclele à des non-catholiques et des non-nobles, c'est Juan carlos 1er d'Espagne qui en est grand-maître aujourd'hui.

Louis 15par Quentin de la Tour, il porte l'insigne de la Toison d'or suspendu à un ruban rouge

 

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ordres6  posté le lundi 10 avril 2006 22:29

Ordre de Saint-Michel:

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Louis XI au milieu de ses chevaliers
on distingue au cou du roi et des chevaliers le collier de l'ordre

L’Ordre de Saint-Michel est un ordre de chevalerie, fondé à Amboise le 1er août 1469 par Louis XI.

Il fut fondé en réplique à la fondation de l'ordre bourguignon de la Toison d'or. Le roi de France le dirigeait et les chevaliers, au nombre de trente-six, devaient lui prêter serment. Le siège était l’abbaye du Mont St-Michel,  transféré ensuite à la Sainte chapelle de Vincennes, puis par Louis XIV aux Cordeliers de Paris. Cela permettait au roi de se créer un réseau de fidélités qui n'étaient plus directement liés aux fidélités féodales. Les chevaliers portaient un collier en or fait de petites coquilles reliées par des noeuds auquel était suspendu un médaillon représentant l'archange terrassant le dragon.

À partir de 1560, dans le contexte troublé des guerres de religion la limite de 36 membres est abandonnée et l’ordre intègre de nombreux courtisans parfois non-combattants et perd ainsi de son prestige. On l’appelle même le "collier à toutes bêtes".

À la fondation de l'Ordre du St Esprit en 1578 par Henri III,  les statuts prescrivirent que ses cent chevaliers devaient préalablement être membres de Saint-Michel, qui passe alors au second rang. À paritr du règne de Louis XIV, l'ordre est décerné plus particulièrement à des écrivains, aristes et magistrats. Le collier n'est plus que rarement porté ; on lui substitue un ruban noir qui vaut à l'ordre son surnom de "cordon noir". Le médaillon est remplacé par une croix en or émaillé (image de gauche).

L'ordre est supprimé en 1791. Il est recréé en 1814 par Louis XVIII et disparait définitivement en 1830.

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L'ordre des Templiers  posté le mardi 11 avril 2006 11:40

L'ordre des templiers

      

LA CREATION DE L'ORDRE

L'Ordre de l'Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem, fondé en 1113 par Gérard de Martigues, était un ordre de moines-guerriers. Le but était de protéger et soigner les pèlerins blessés ou invalides, également sur les routes. Cet ordre était international, c'est-à-dire qu'il n'était rattaché à aucun Etat, mais seul le pape avait un petit pouvoir sur lui.

En automne 1127, Hugues de Payns voulut faire connaître son ordre, pour trois raisons. Premièrement, il y avait une crise de croissance, c'est-à-dire que l'ordre s'agrandissait mais pas assez rapidement (le premier combat contre les infidèles eut lieu pour les chevaliers en 1129). Deuxièment, il y avait une crise de conscience, et ils voulaient avoir une identité contre les critiques de la nouvelle milice. Et troisièment, ils souhaitaient une extension vers l'Occident.
Il partit pour Rome avec cinq compagnons (dont Geoffroy de Saint-Omer) afin de solliciter du pape Honorius II une reconnaissance officielle. Il accepta et convoqua un concile à Troyes le 13 janvier 1128. Y étaient présents : le cardinal Matthieu d'Albano (représentant du Pape); 2 archevêques de Reims et de Gens; 10 évêques; 8 abbés cisterciens de Vézelay, Cîteaux, Clairvaux (il s'agit de saint Bernard), Pontigny, Troisfontaines et Molesmes; et quelques laïcs tels que Thibaud de Blois, le comte de Champagne, André de Baudemont, le sénéchal de Champagne, le comte de Nevers et un croisé de 1095.
L'Ordre fut créé, et doté de la règle du "moine soldat" : simplicité, pauvreté, chasteté et prières. L'Ordre eut plusieurs noms : la milice des Pauvres Chevaliers de Christ, les Chevaliers de la Sainte Cité, les Chevaliers du Temple de Salomon de Jérusalem, la Sainte Milice hiérosolymitaine du Temple de Salomon. Avec le temps, le nom le plus commun fut celui de Templiers.

LES REGLES

Les règles rédigées par saint Bernard étaient assez proches de la forme cistercienne. Elles furent tout d'abord écrites en latin, contenant 72 articles et le procès verbal du Concile.
Les huit premiers articles étaient consacrés aux devoirs religieux des frères : règles de prières, règles de déroulement d'une messe, devoir et attitude à avoir envers un défunt. Les onze suivants concernaient les règlements journaliers : repas, dîme aux pauvres, carême, prière avant de se coucher. Il y avait également des règlements sur les vêtements : robes toutes blanches ou noires, sans fourrure sauf les peaux de moutons ou d'agneaux, souliers sans pointes ni lacets. Chacun avait son lit, et les dortoirs étaient éclairés toute la nuit. Concernant les chevaux, chaque frère avait droit à trois chevaux, un écuyer, et les étriers et les mors ne devaient être ni en or, ni en argent : s'ils étaient reçus, alors ils devaient être repeints.
Les dernières règles étaient plutôt diverses : les frères ne pouvaient posséder de malle, ni de sac à serrure; les lettres devaient être lues en présence du Maître (car la plupart ne savaient pas lire); les cadeaux, même de la famille, devaient être offerts au Maître ou au Sénéchal; la chasse, sauf au lion, était interdite; les vieillards devaient être respectés; si un frère marié mourrait avant sa femme, ses biens étaient partagés en moitié pour le Temple, et l'autre pour la veuve.
Trois articles restaient assez importants : il était défendu d'avoir des relations avec des personnes excommuniées, mais on pouvait leur donner l'aumône; la demande d'entrée devait être faite devant le Maître et le Chapitre; une personne excommuniée souhaitant devenir Templier devait en faire la demande à l'évêque, puis ensuite au Maître.

L'ORGANISATION DE L'ORDRE

CLASSES ET HIERARCHIE

L'Ordre du Temple était typique de la société féodale. Les structures étaient nettement hiérarchisée, mais elles n'étaient pas totalitaires. Le Maître, par exemple, devait être élu par le Chapitre, le conseil templier.

 

A la tête, le Maître du Temple. Son pouvoir était identique à celui du père abbé dans les ordres religieux. "Il doit tenir le bâton et la verge : le bâton dont il doit soutenir les faiblesse et les forces des frères, la verge dont il doit frapper les vices de ceux qui manqueront" (à leur devoir). Il devait le faire "par amour de ce qui est droit". Il se faisait assister d'un conseil et lors des décisions importantes (donner une terre, recevoir un frère), l'ensemble de la maison se prononçait. Mais il lui appartenait de faire appliquer la Règle.
Il avait à son service un chapelain, un sergent, un clerc pour les transmissions d'ordres, un écuyer, un interprète, un maréchal-ferrant, un cuisinier, deux palefreniers et quelques valets dont un Turcople indigène.

Il se déplaçait toujours avec deux chevaliers derrière lui.
Juste au-dessous du Maître, il y avait le sénéchal et le maréchal. Le sénéchal était le lieutenant du Temple et le maréchal était le chef militaire responsable des effectifs, de l'armement et du parc de cavalerie.

Les chevaliers venaient obligatoirement de la noblesse. Ils étaient les seuls à porter la robe et le manteau blancs et la croix pattée rouge.

Les sergents assistaient les chevaliers, constituant le gros de la troupe. Ils étaient issus de la bourgeoisie et du peuple et portaient le manteau brun et la croix pattée rouge.

Les chevaliers et les sergents portaient au combat le haubert ou cotte de mailles, un écu en bois et cuir. Ils avaient comme armes la masse à pointes, une lourde épée et une lance courte.

Les chapelains et les écuyers portaient une robe grise et la croix pattée rouge.

Les frères de métiers étaient les artisans, maçons, scribes, ou autres, travaillant pour l'Ordre.

LES SYMBOLES ET SYMBOLIQUES

Le Baucéant

S'écrivant aussi baussant, bausséant, était l'étendard de l'ordre. C'était, lors de batailles, un pivot de combat. Au camp, ce gonfanon flotte sur la tente du Maître. Il est décrit comme suit : "Il est d'argent au chef de sable, à une croix de gueules passant". L'argent correspondrait à la couleur blanche, signifiant pureté et chasteté. Le sable correspondrait au noir, signifiant force et courage. Quant aux gueules, il s'agit de la couleur rouge.

La croix

Afin que les Templiers puissent se reconnaître, Eugène III accorda le droit de porter en permanence la croix. Cette croix simple, mais ancrée ou pattée, symbolisait le martyr du Christ. Elle était rouge, car cette couleur est le symbole du sang versé par le Christ, mais aussi symbole de vie. Le port en permanence montrait le vœu de croisade des Templiers.

Tous les ordres militaires et religieux finirent par porter la croix : croix blanche sur manteau noir des Hospitaliers, croix verte sur manteau blanc de l'ordre de Saint-Lazare (réservé aux chevaliers lépreux), croix noire sur manteau blanc des Teutoniques.

Les sceaux

Le premier sceau représentait l'autorité de l'ordre. Une coupole symbolisait la maison du Temple à Jérusalem. Mais les Templiers ont choisi une coupole dorée surmontée de la croix du Temple du Seigneur, plutôt qu'une figuration du temple de Salomon. La coupole du Saint-Sépulcre était ouverte pour laisser passer le feu de la Pentecôte.
Le deuxième sceau représentait deux cavaliers montant le même cheval. Les chroniqueurs anglais y voyaient la pauvreté primitive de l'ordre. D'autres y voyaient l'union et le dévouement, ou les deux fondateurs, Hugues de Payns et Geoffroy de Saint-Omer, ou encore la bonne entente, l'harmonie et la discipline qui devait régner dans l'ordre.

 

.LA MORT DU TEMPLE

L'ordre des Templiers s'est dissout en 1312.


 

 

 

 



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