Accueil Date de création : 08/02/06 Dernière mise à jour : 09/06/07 11:08 / 50 articles publiés
 

L'ordre du St Esprit  posté le mardi 11 avril 2006 11:49

L'odre du St Esprit

L'Ordre du Saint-Esprit, était l'ordre français le plus élévé. Fondé par Henri III le jour de la Pentecôte 1578, en souvenir de sa naissance, de son élection au Trône de Pologne et de son accession au Trône de France, qui tous trois eurent lieu autour de la Pentecôte.

En plus du Souverain Grand Maître, qui était obligatoirement le Roi de France, les membres se répartissaient en 3 catégories :
8 Commandeurs (au départ 4 Cardinaux et 4 Archevêques, Evêques ou Prélats, puis indistinctement 8 Cardinaux, Archevêques, Evêques ou Prélâts), plus le Grand Aumonier de France qui était Commandeur-né, choisis parmi les plus vertueux du Clergé.
4 Officiers Commandeurs (Chancelier et Garde des Sceaux, Prévôt et Maître des Cérémonies, Grand Trésorier et Greffier) chargés d'administrer l'ordre, secondés par des Officiers non Commandeurs.
100 Chevaliers.

Tout Chevalier du Saint-Esprit (à l'exception des ecclésiastiques) devait au préalable être Chevalier de Saint-Michel, si bien que très vite l'habitude fut prise de parler d'un "Chevalier des Ordres du Roi" plutôt que de préciser Chevalier de Saint-Michel et Chevalier du Saint-Esprit.


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L'ordre teutonique  posté le mardi 11 avril 2006 12:15

L'ordre Teutonique

L'Ordre Teutonique, ou Ordre des Chevaliers Teutoniques de l'Hôpital Sainte-Marie de Jérusalem (Ordo Sanctae Mariae Teutonicorum), trouve son origine dans un hôpital installé à Saint-Jean d'Acre, par des bourgeois de Brême et de Lübeck. En 1198, ce qui n'était alors qu'une confrérie hospitalière, s'organise en un véritable Ordre pour les chevaliers allemands de Palestine, dont la vocation est de combiner le règlement hospitalier des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem (futur Ordre de Malte) avec les obligations militaires des Chevaliers de Temple (Templiers).
La marque distinctive de cet ordre, accordée par l'Empereur Henri VI, est une croix noire sur un manteau blanc. Par la suite, une croix potencée d'or est ajoutée par concession du Roi Jean de Jérusalem, suite au siège de Saint-Jean d'Acre, une aigle, par l'Empereur Frédéric II (en même temps que le statut princier d'Empire), suite à l'installation de l'Ordre dans le nord de la Pologne, et enfin des fleurs de lys par le Roi Saint Louis.

La Bataille de Grunwald

15 juillet 1410

La bataille de Grunwald,  a eu lieu 15 juillet 1410 entre l'ordre des chevaliers Teutoniques avec quelques chevaliers d'Europe de l'Ouest et une coalition de la Pologne, de la Lituanie, des mercenaires bohémiens et des Tartares. Elle est appelée aussi bataille de Zalgiris par les Lituaniens et première bataille de Tannenberg par les Allemands.

L'Ordre des Teutoniques et la Pologne avaient signé une paix perpétuelle en 1404. Mais en 1409, la région de la Samogitie (nord-est de la Lituanie), encore païenne prend les armes contre l'Ordre teutonique. Le royaume polono-lituanien appuie la révolte. Le Grand-Maître de l'ordre  Ulrich von Jungingen  déclare la guerre à la Pologne. L'année 1409 se passe en recherche d'alliés.

Forces en présence

D'un côté l'imposante force des chevaliers teutoniques qui ont battu le rappel. Ainsi, des chevaliers de l'Ordre venus de toute l'Europe  sont présents sur le champ de bataille :
* 24 de Geniegau ;
* 120 de France (dont le futur maréchal de France Jean Boucicaut) ;
* le comte de Hemb, bâtard d'Écosse.

Environ 27000 hommes du côté teutonique au total.

Les milices urbaines sont également convoquées ; enfin, des mercenaires tchèques, allemands, polonais, et des pirates de la Baltique sont même engagés.
L'armée Polono-Lituanienne comprend environ 39000 hommes au total.

Les alliés Wenceslas de Bohême et Sigismond de Hongrie n'envoient aucun renfort.

De l'autre, les Slaves avec les chevaliers polonais du roi WLadysLaw II Jagie??o, les Lituaniens du grand-duc Vitold, les mercenaires bohémiens de Sokol, tchèques ou moldaves. Vassaux de Lituanie, Smolensk et les Tartares envoyaient leur contingent, pour former un total de 29 000 chevaliers et 10 000 fantassins, supérieurs en nombre, mais moins bien armés et entraînés.

Le front est estimé a plus de 3 kilomètres de largeur.

Déroulement

En infériorité numérique, l'ordre dispose ses chevaliers sur une ligne, avec une réserve de cavalerie, et l'infanterie au centre.

En face, la cavalerie polonaise occupe l'aile gauche (au sud) ; la cavalerie lituanienne occupe l'aile droite, avec les vassaux Tatars à l'extrême-droite (au nord)., des contingents de cavalerie et d'infanterie polonaise, de la cavalerie lituanienne et les mercenaires bohémiens forment les réserves.

Le combat débute par une charge de front. Les cavaliers polonais réussissent à bousculer l'infanterie germanique, qui recule en bon ordre et est remplacée par de la cavalerie. Alors que l'aile gauche de Jagellon et le centre résistent à la poussée teutonique, l'aile droite est enfoncée ; quant aux cavaliers tatars, ils sont coupés du reste de l'armée polonaise, et sont poursuivis par un corps de chevaliers teutoniques.

L'aile droite polonaise estsérieusement mise à mal ; le grand-maître de l'ordre rappelle alors la cavalerie qui poursuivait les fuyards, et engage sa réserve pour déborder l'armée polonaise par la droite. Malgré l'engagement des réserves de cavalerie et des mercenaires pour combler les trous, l'enseigne royale polonaise est mise un instant à bas, et un chevalier teutonique engage le combat avec le roi Ladislas II. La garde royale le dégage, et la bataille bascule ensuite en faveur des Polono-Lituaniens.

En effet, voyant que les Teutoniques ont abandonné la poursuite, les cavaliers lituaniens et Tatars se reforment, et prennent à revers le centre adverse. L'infanterie est alors engagée, et achève l'encerclement. L'aile droite teutonique est coupée du reste du front, et le camp teutonique est pris.

Le grand maître, Ulrich von Jungingen, est abattu au milieu de ses chevaliers, ainsi que de nombreux dignitaires de l'ordre.

Bilan

51 bannières prises
La Pologne devint alors la grande puissance régionale. Elle annexe la Prusse occidentale et impose sa suzeraineté sur le reste. En 1466, elle retrouva même l'intégralité de sa façade maritime sur la mer Baltique.
L'Ordre est durement mis à mal presque la moitié des chevaliers teutoniques avaint été tués. Quatorze mille autres hommes sont faits prisonniers.Malgré cette défaite monumentale, l'ordre teutonique fit preuve d'une résistance incroyable, se retirant dérrière les fortifications imprenables de Marienburg(Malbork), au nord.

Jagiellon ne possédait pas l'artillerie nécessaire pour effectuer un siège et dût renoncer à une victoire complêteLa situation demeura incertaine jusqu'à la guerre dde treize ans (1454-1466).Utilisant des mercenaires proffesionnels et de nouvelles méthode de siège, les Poloanis et les Lituaniens purent enfin vaincre l'ordre teutonique.

Le traité de Thorn signé en 1411 entre l'Ordre et la Pologne est cependant favorable à la Pologne.

Cette période de lutte au début des années 1400 fut immortalisée par l'excellent roman historique appelé"Les chevaliers teutoniques"Par Henrik Sienkiewicz.
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Krzyzacy (traduit du polonais chevaliers teutoniques)  posté le mardi 11 avril 2006 17:01

Krzyzacy:

Quelques images illustrant l'article précédent.Un film polonais de 1960,Krzyzacy, d'Alexander Ford.Qui illustrent bien la bataille.

 

 

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L'enluminure  posté le mardi 11 avril 2006 17:26

L'enluminure:

On définit cette technique artistique comme l'art de décorer et d'illustrer les livres, les manuscrits, etc. On pourrait penser que l'enluminure tire son origine du mot "miniature" (minus), parce qu'en fait les enluminures sont presque toujours des miniatures dues à la complexité de cette technique. Cependant le mot "enluminure" tire plutôt son origine du mot latin "illuminare" qui signifie mettre en lumière, rendre lumineux. Quoi de mieux que l'enluminure pour illuminer l'esprit...

Historique
L'aspect le plus surprenant des manuscrits enluminés est d'une part, leur survie, et d'autre part l'extraordinaire état de conservation qu'ils ont gardés au cours des siècles.

La plupart des manuscrits furent utilisés par de nombreuses générations, incluant les moines, les prêtres, les missionnaires, les professeurs, etc. On s'en servait pour prier, pour étudier, les recopier, ou tout simplement les admirer.

C'est autour du IVe s. ap. J.C., qu'on retrouve les premiers manuscrits dans lesquels étaient peints des lettres de couleur (lettrines). En 529 ap. J.C., Saint-Benoït de la Nursie, fonde le monastère de Mont-Cassin (Italie). La lecture spirituelle fera partie de la règle bénédictine. Ceci amènera un essor pour l'écriture.

Durant le Moyen Âge, et ce à partir du IXe et Xe siècles, chaque monastère possédera son scriptorium. En général, le scriptorium était situé près de la bibliothèque. C'était un local en soi, et souvent le seul chauffé dans tout l'abbaye. On y copiait des textes religieux, mais également des ouvrages classiques, tel Horace et Cicéron.

De nombreuses enluminures illustrent des moines à l'oeuvre. Le texte était calligraphié, puis décoré dans un second temps par un ou plusieurs moines enlumineurs. D'après certains témoignages de l'époque, c'était un métier fort exigeant, ou le temps n'était pas un critère de performance. On y a d'ailleurs tiré l'expression "un travail de bénédictin". Malgré les séquelles laissées à la vue, la colonne et l'estomac dues à la position, plusieurs moines possédaient un véritable sens de l'humour. Fréquemment dans les marges, on retrouve ce types de notes "Ah, ce qu'il fait chaud aujourd'hui" ou "Encore du fromage ranci ce midi", contournant ainsi la règle du silence.

Livre de KellsAutre fait fascinant, dû à la prolifération des monastères, chaque scriptorium développa son style. Sûrement, un des plus beaux chefs-d'oeuvre de l'époque fut le livre de Kells, calligraphié et enluminé en Irlande (île d'Iona) vers le VIIe ou le VIIIe sciècle. Le livre de Kells est un véritable joyau. D'influence byzantine, notamment dans la pause et les yeux des personnages, l'inspiration est surtout celtique. On parle ici de "pages-tapis", richement décorées de minuscules noeuds, de têtes d'humains, d'animaux, d'entrelacs, etc. De plus les caractères et motifs étaient abondamment rubriqués (c'est-à-dire cernés de minuscules points rouges).

Au début du XIIIe s., les enluminures commencent à sortir des monastères. La bourgeoisie est attirée par ces ouvrages. Ils deviennent très populaires, mais également très chers. Nombreux étaient les personnages illustrés qui possédaient leur psautier enluminé. Ce nouveau phénomène crée l'apparition d'enlumineurs et de scribes laïcs logeant dans les grandes villes universitaires. (1257: fondation de l'Université de la Sorbonne à Paris)

Lorsqu'arriva en 1471, l'invention de l'imprimerie par Gutenberg, les manuscrits enluminés perdirent un peu leur raison d'être. Cependant, ils devinrent des objets à collectionner.

Il faudra attendre jusqu'au XIXe siècle, pour redécouvrir les techniques d'enluminure. On le doit notamment à William Morris, artiste anglais à l'origine du mouvement Arts and Crafts.

Aujourd'hui, on peut contempler ces chefs-d'oeuvre, (prière d'apporter vos lunettes, loupes, etc.) dans les grands musées et bibliothèques. La British Library de Londres possède une salle de manuscrits à vous couper le souffle, de même que la Bibliothèque nationale de Paris.  Bref, le marché des enluminures attire toujours de nombreux adeptes et collectionneurs avisés.

Supports, outils et couleurs
1 : Support

On peut travailler l'enluminure sur un papier aquarelle non texturé, mais l'idéal est le parchemin. Le parchemin est une peau d'agneau ou de veau préparée avec soin, puis trempée, grattée et étirée. Il est en général de teinte crème ou blanche. Lorsqu'il est très fin et de qualité supérieure, on le désignera sous le nom de vélin. Le parchemin grâce à sa texture et à sa translucidité donne aux pigments de couleur, une luminosité que l'on ne retrouve point avec le papier. Autrefois la peau était choisie selon le format du livre désiré, puis on la pliait et l'assemblait. De plus, le parchemin et le vélin résistent d'avantage que le papier au temps qui passe.

2 : Outils
Les principaux outils utilisés sont le pinceau et la plume. Il est préférable de travailler avec un petit pinceau de soie naturelle (zibeline) ou synthétique.
Cependant de nombreux artistes préfèrent la plume d'oie. Et attention, pas n'importe laquelle, elles doivent provenir des extrémités de l'aile (désignées sous le nom de "premières"), puis préparées et taillées en conséquence.

3 : Couleurs
Les couleurs utilisées sont variées. On peut se les procurer en pigments et les broyer finement.
Les couleurs de base sont le rouge vermillon, le bleu outremer, le vert émeraude ainsi que le blanc et le noir. À noter que le jaune est absent, celui-ci est remplacé par la feuille d'or.

Le plus important, c'est le liant. Toute enluminure est faite à base de détrempe à l'oeuf. Cela lui confère l'aspect doux et satiné d'un véritable petit bijou. De plus, c'est une technique qui offre une résistance supérieure. Après avoir dépouillé le jaune d'oeuf du blanc, on le prend délicatement entre le pouce et l'index. Puis, à l'aide d'un exacto, on perce l'enveloppe du jaune d'oeuf afin de conserver uniquement le liquide. Le blanc d'oeuf peut être conservé, afin de vernir l'oeuvre finale (facultatif). Avis aux intéressés : un traité de peinture florentin de l'an 1400, conseillait fortement les poules de ville, puisque les jaunes étaient plus clairs et n'altéraient pas la couleur.

Le jaune d'oeuf est ensuite mêlé à une quantité égale d'eau, et dans un second temps, mêlé au pigment. L'application est différente des autres techniques. Il faut appliquer la détrempe par petits coups de pinceaux parallèles les uns aux autres. les couches peuvent se superposer, mais doivent être très sèches et minces afin d'éviter le craquelage. S'il y a erreur il est possible de gratter au scalpel.

La couleur est rehaussée par l'utilisation de l'or. La dorure à la feuille est assez simple en soi, mais demande une grande minutie. Elle doit être exécutée avant l'application des autres couleurs. En premier lieu on peint avec une colle spéciale les endroits que l'on veut dorer. Puis on applique délicatement la feuille d'or. Le tout est essuyé avec un morceau de soie. On peut également terminer par un lissage de la feuille d'or avec une agate ou pour faire plus audacieux, une dent de sanglier ou une patte de lièvre.

 En conclusion, un art parfois relégué aux oubliettes, mais d'une grande beauté pour l'oeil et l'âme.

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Jeanne D'Arc  posté le mardi 11 avril 2006 17:35

Jeanne D'Arc:

Tombée dans l'oubli durant trois siècles, Jeanne d'Arc réapparaît après la révolution pour occuper au XIXème siècle et jusqu'au régime de Vichy une place centrale dans les débats politiques et idéologiques.
Le culte de Jeanne d'Arc est un mythe extraordinaire, tout à tour "fille du peuple" révolutionnaire, restauratrice de la monarchie et de l'ordre divin, patriote trahie par les élites et l'Eglise.

Les deux dernières guerres mondiales furent, aussi, les vecteurs de son exploitation et de sa redécouverte.


 

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