Accueil Date de création : 08/02/06 Dernière mise à jour : 09/06/07 11:08 / 50 articles publiés
 

Jeanne d'arc 2  posté le mardi 11 avril 2006 17:54

L'épopée de jeanne d'arc:

1412   6 janvier - Naissance de Jeanne d'Arc
     
1429   Février - Voyage en Lorraine depuis Vaucouleurs
     
1429 fin Février - Départ pour Chinon
     

1429       - 8 Mai - Libération d'Orléans
     
1429   18 juin - Victoire française de Patay
     
1429   17 juillet - Sacre du Roi Charles VII à reims
     
1429   18 juillet au 26 août - Marche stratégique de l'armée sur Paris
     
1430   mars/avril - Jeanne s'enfuit de Sully où
résidait la cours de France et regagne Compiègne
     
1430   avril/mai - Opération autour de compiègne
     
1430       23 mai - Jeanne est faite prisonnière par le bâtard de Wandonne aux ordres de Jean de luxembourg qui livrera la prisonnière pour
10.000 livres tournois à l'Evêque Pierre Cauchon, au service des anglais
     
1430   mai/novembre - Captivité de Jeanne à Beaulieu et Beaurevoir
     
1430   novembre/décembre - Transfert de Beaurevoir à Rouen
     
1431   9 janvier - Ouverture du procès de condamnation
     
1431   24 mai - Cimetière Saint Ouen, prétendue abjuration
     
1431   28/29 mai - Jeanne est déclarée relapse et abandonnée au bras séculier
     
1431  

30 mai - Dès le matin, Jeanne est brûlée vive a

u Vieux Marché de Rouen

 

 

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Jeanne d'arc 3  posté le mardi 11 avril 2006 18:03

L'Epée de Jeanne d'Arc

Jean Chartier, dans Journal du siège et Chronique de la Pucelle, mentionne l'épée et les circonstances de son acquisition par Jeanne d'Arc : Le roi voulu lui donner une épée, elle demanda celle de Sainte Catherine de Fierbois, "on lui demanda si elle l'avoit oncques veue, et elle dit que non"........ Un forgeron fut envoyé depuis Tours et découvrit l'épée parmi plusieurs ex-voto déposés là, apparemment dans un cofre derrière l'autel. ( A partir de 1415 et de la bataille d'Azincourt, des hommes d'armes vinrent déposer tout ou partie de leur armement en remerciement de la protection de Sainte Catherine). C'est parmi ces armes que fut prise l'épée demandée par Jeanne.

Jeanne brisa cette épée sur le dos d'une prostituée, à Saint-Denis selon le duc d'Alençon, vraisemblablement après la tentative manquée contre Paris.Il semble qu'elle ait pris l'habitude de frapper avec cette épée sur le dos des filles de joie qu'elle rencontrait, de tels incidents étant précédemment mentionnées à Auxerre par le chroniqueur Jean Chartier et par son page Louis de Coutes pour l'étape de Château-Thierry. Charles VII se montra très mécontent du bris de l'épée. Celle-ci avait en efet pris des allures d'arme magique parmi les compagnons de Jeanne, et sa destruction passa pour un mauvais présage. Il ne faut pas confondre l'épée réelle et l'épée "virtuelle" qui se trouve décrite dans les armoiries de la famille d'Arc. Dans le blason de Jeanne, l'épée est représentée avec cinq fleurs de lys (voir document ci-après) alors que les textes concernant l'épée de Fierbois ne mentionnent que cinq croix.

Manuscrit français 5524 de la Bibliothèque nationale de Paris - folio 142

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Jeanne d'arc 4  posté le mardi 11 avril 2006 18:07

La Lettre d'anoblissement de La Famille d'Arc

 

Charles, par la grâce de Dieu roi de France, pour perpétuelle mémoire. A cette fin de
glorifier les très abondantes et insignes faveurs dont le Très-Haut nous a comblé, et
que, nous l'espérons, sa divine miséricorde daignera nous continuer, par le moyen et le
concours éclatant de la Pucelle, notre chère et bien aimée Jeanne d'Arc, de Domremy,
au baillage de Chaumont ou dans son ressort, et pour célébrer à la fois les mérites de
ladite Pucelle et les louanges divines, nous estimons convenable et opportun de l'élever,
elle et toute sa parenté , aux honneurs et dignités de notre majesté royale, de sorte que,
illustrée par la grâce divine, elle laisse à sa race un souvenir précieux de notre royale
libéralité, et que la gloire de Dieu ainsi que la renommée de tant de bienfaits se
perpétue et s'accroisse dans tous les siècles.

C'est pourquoi nous faisons savoir à tous, présents et à venir, que, eu égard à ce que
dessus, considérant en outre les agréables, nombreux et recommandables services que
Jeanne la Pucelle a déjà rendu et rendra à l'avenir, nous l'espérons, à nous et à notre
royaume, et pour autres certaines causes à ce nous mouvant, nous avons anobli ladite
Pucelle, Jacques d'Arc dudit lieu de Domremy et Isabeau sa femme, ses père et mère,
Jacquemin et Jean d'Arc et Pierre Pierrelot ses frères, et toute sa parenté et lignage, et,
en faveur et contemplation d'icelle Jeanne, toute leur postérité mâle et femelle, née et à
naître, en légitime mariage, et par les présentes, de notre grâce spéciale, certaine
science et puissance, les anoblissons et déclarons noble; voulant que ladite Pucelle,
lesdits Jacques, Isabeau, Jacquemin, Jean et Pierre, et toute la postérité et lignage de
ladite Pucelle ainsi que les enfants d'eux, nés et à naître, soient par tous tenus et réputés
nobles, dans leurs actes, en justice et hors justice, et qu'ils jouissent et usent
paisiblement des privilèges, franchises, prérogatives et autres droits, dont sont
accoutumés de jouir, en notre royaume, les autres nobles, extraits de noble lignée,
lesquels et leur dite postérité nous faisons participer à la condition des autres nobles de
notre royaume, nés de noble race, nonobstant qu'ils n'aient, comme dit est, une origine
noble, et qu'ils soient peut-être d'autre condition que de condition libre.

Voulant aussi que les susnommés, ladite parenté et lignage de la Pucelle, et leur
postérité mâle et femelle puissent quand et toutes fois qu'il leur plaira, obtenir et
recevoir de tout chevalier les insignes de la chevalerie. Leur permettant en outre, à eux
et à leur postérité tant masculine que féminine, née et à naître en légitime mariage,
d'acquérir des personnes nobles et autres quelconques tous fiefs, arrrière-fiefs et bien
nobles, lesquels, acquis ou à acquérir, ils pourront et leur sera permis avoir, tenir et
posséder à toujours, sans qu'ils puissent être contraints, maintenant ni au temps à venir,
à s'en dessaisir par faute de noblesse.

Pour lequel anoblissement ils ne seront en aucune façon tenus ni forcés de payer
aucune finance à nous ni à nos successeurs; de laquelle finance, en considération et
regard de leurs ancêtres, nous avons de pleine grâce fait don et remise aux susnommés
et à ladite parenté et lignage de la Pucelle, et par les présentes leur en faisons don et
remise, nonobstant toutes ordonnances, statuts, édits, usages, révocations, coutumes,
inhibitions et mandements, faits ou à faire, à ce contraires.

Pour quoi, nous donnons en mandement par lesdites présentes à nos amés et féaux les
gens de nos comptes, aux trésoriers généraux et commissaires ordonnés ou à ordonner
sur le fait de nos finances, et au bailli dudit bailliage de Chaumont, et à nos autres
justiciers ou leurs lieutenants présents et à venir, et à chacun d'eux, en tant qu'il lui
appartiendra, qu'ils fassent et laissent ladite Jeanne la Pucelle, lesdits Jacques, Isabeau,
Jacquemin, Jean et Pierre, toute la parenté et lignage de ladite Pucelle, et leur postérité
susdite, née et à naître, comme dit est, en légitime mariage, jouir et user paisiblement de
nos présente grâce, anoblissement et octroi, maintenant et au temps avenir, sans leur
faire ni souffrir qu'il leur soit fait aucun trouble ni empêchement contre la teneur des
présentes.

Et pour que ce soit chose ferme et stable à toujours, nous avons fait apposer aux
présentes notre sceau en l'absence de notre grand sceau, sauf en autres choses notre
droit et le droit d'autrui en toutes.

Donné à Meun sur Yèvre, au mois de décembre, l'an du Seigneur mil quatre cent vingt
neuf et de notre règne le huitième.

Sur le repli : Par le Roi, l'évêque de Séez, les Sieurs de la Trémoille, de Trêves et
autres présents. Signées Mallière, et scellées sur lacs de soie rouge et verte du grand
sceau de cire verte.

Et plus bas : Expédiée en la chambre des comptes du Roi, le seizième du mois de
janvier, l'an du Seigneur mil quatre cent vingt neuf et y enregistrée au livre des chartes
du temps, folio CXXI. Signé A. Gréelle.

Copie exécutée après 1737 (Arch. nati. K63-9) du fait de la destruction de nombreux registres après un incendie de la chambre des comptes de Paris.
Par ordre du Roi du 26 avril 1798, les détenteurs d'actes durent faire ré-enregistrer les documents en leur possession. A cette occasion l'original de la lettre patente, ou une copie certifiée conforme, fut produite devant la Chambre.

Source -Olivier Bouzy,"Jeanne d'Arc, Mythes et Réalités", Atelier de l'Archer-

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jeanne d'arc 5  posté le mardi 11 avril 2006 18:11

La Condamnation de Jeanne d'Arc

Après la scène de l'abjuration dans le cimetière Saint Ouen du 24 mai 1431, Jeanne fut condamnée à la prison perpétuelle au pain sec et à l'eau. Au départ de Saint Ouen Jeanne demanda " Or çà, entre vous, gens d'Église, menez-moi en vos prison et que je ne sois plus en la main de ces Anglais". Sur quoi monseigneur de Beauvais (Pierre Cauchon) répondit : "Menez-là où vous l'avez prise" et c'est pourquoi elle fut ramenée au château d'où elle était partie. Ce mot de Pierre Cauchon est la véritable condamnation de Jeanne, la suite nous le prouvera.
Jeanne fut enfin ramenée dans sa prison, tondue et rhabillée en femme. Elle fut menacée de mort si elle revêtait de nouveau des vêtements d'homme (Q 517 ).
Deux versions différentes ont été données à propos de l'habit d'homme que Jeanne allait reprendre dès le dimanche suivant (le 27 mai). L'une par Jean Massieu selon laquelle Jeanne, ce jour là, à son réveil n'aurait plus retrouvé que l'habit d'homme, ses geôliers ayant caché l'habit de femme. L'autre version est donnée par plusieurs témoins dont Martin Ladvenu : "Quant à savoir si quelqu'un s'approcha d'elle secrètement de nuit, j'ai entendu de la bouche de Jeanne qu'un grand seigneur anglais entra dans sa prison et tenta de la prendre par force. Cela était cause, disait elle, qu'elle avait repris l'habit d'homme."

La cause de relapse (retomber dans ses fautes ) fut rapidement menée par Cauchon. Après un interrogatoire ( le lundi 28 mai ) il convoque pour le lendemain les principaux assesseurs. Un vote eut lieu : sur quarante deux votes, trente neuf demandaient que l'on explique à Jeanne qu'il s'agit pour elle d'une question de vie ou de mort. Sur quoi "Ayant entendu l'opinion de chacun, nous juges, les avons remerciés et avons ensuite conclu qu'il fallait procéder contre la dite Jeanne en tant que relapse selon droit et raison". Les assesseurs n'ayant qu'une voix consultative Pierre Cauchon n'allait pas s'embarrasser de formalités gênante pour lui.

Dès l'après-midi de ce jour était expédiée par les soins des notaires une missive à tous les assesseurs, les informant que Jeanne était retombée dans les erreurs qu'elle avait abjurées, serait traduite le lendemain sur la place du Vieux Marché de Rouen, vers huit heures du matin, pour être déclarée "relapse, hérétique et excommuniée" et brûlée sur cette place.

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jeanne 6  posté le mardi 11 avril 2006 18:13

D'ou vient le nom de Jeanne d'Arc ?

Le 21 février 1431 Jeanne présentée à ses juges déclara :

"Au lieu où je suis née, on m'appelait Jeannette, et en France Jeanne.......
J'ai dix neuf ans ou environ......
Mon Père était appelé Jacques d'Arc et ma Mère Isabelle...."

L'apostrophe n'existait pas au Moyen Age, depuis qu'elle existe on a dû l'appliquer à ce nom comme aux autres; ou bien il faudrait aussi appeler Jeanne la Pucelle Dorléans, et lui donner pour compagnons le duc Dalençon et pour ennemi le roi Dangleterre: car la véritable étymologie du nom est le mot Arc.

Jacques portait vraisemblablement le nom de la localité d'ou sa famille était originaire. Dans les environs de Domremy deux endroits correspondent : Arc en Barrois ou Art sur Meurthe. L'orthographe du nom varie : Arc, Ars, Ai. Ces différences se retrouvent dans les formes anciennes de Art sur Meurthe et s'expliquent par la prononciation dialectale ( amenuisement de l' R ).

C'était un laboureur notable du village - il est qualifié de "doyen" et cité après le maire à l'échevin en 1423. En 1427, on retrouve Jacques d'Arc désigné comme " procureur fondé des habitants" de Domremy dans un procès soutenu devant Robert de Baudricourt, capitaine de Vaucouleurs. Enfin dès 1419, il était locataire du château de l'Isle, avec un autre habitant pour un bail de 9 ans, assorti d'un loyer annuel de 14 livres et de 3 boisseaux de blé. Le château, situé à quelques dizaine de mètres de sa maison, était utilisé pour y entreposer du grain.

Rien n'est plus incertain que la graphie de son nom sur les divers manuscrits du procès, ceux surtout qui se rapproche de la minute notariale. En réalité le nom de Jeanne d'Arc s'écrit indifféremment Darc, Tarc, Dare, Day etc.. et le c final n'est qu'assez rarement employé; presque toujours les greffiers mettent un t, voire un e . C'est sous la plume d'un poète orléanais qu'en 1576, on trouve pour la première fois le nom de Jeanne d'Arc tel qu'il nous est devenu familier.

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