Corvées, taxes et impots
Le seigneur fait payer cher
sa protection, d'abord sous forme de
corvées :
- curer les fossés,
- empierrer les chemins
- rentrer du bois,
- rentrer du fourrage...
Puis à mesure que
l'argent circule mieux, les corvées sont remplacées
par les redevances* :
- la taille (sert à payer la protection du
seigneur). Elle apparaît après 1050. C'est un
impôt direct. A partir du XIV° siècle, la taille
devient un impôt royal.
- Les aides (taxes sur le transport des
marchandises)
- le cens et le champart (forment
le loyer de la terre). Pour avoir le droit de s'installer et de
vivre sur la terre d'un seigneur, le paysan paie deux sortes de
redevances. Le cens qui est fixe et le champart, calculé en
fonction de la récolte ; plus celle-ci est bonne, plus le
paysan paie cher.
Les
banalités : Ces taxes liées au droit de
ban que détient le seigneur étaient si
fréquentes qu'elles ont donné le mot "banal" dans
notre langage d'aujourd'hui.
Ces banalités coûtent chers aux paysans qui doivent
payer un droit pour utiliser le moulin, le pressoir et le four
à pain que le seigneur a fait construire et que lui seul a
les moyens d'entretenir.
Les serfs doivent payer des
impôts particuliers :
- la mainmorte au moment d'un
héritage
- le formariage pour se marier à
l'extérieur de la seigneurie.
La vie quotidienne:
La moitié des enfants meurent en bas âge et rares sont les vieillards de plus de 40 ans.
Le pain est la base de
l'alimentation.
Différents paysans:
Au XII° siècle la plupart des paysans travaillent sur les terres d'un seigneur et sont locataires de parcelles (tenures* ). Ces paysans sont des hommes libres. Leurs parents où leurs aïeux se sont engagés par un bail, mais il dure parfois plusieurs vies. En théorie ils peuvent partir travailler la terre d'un autre seigneur. En réalité, ils restent par besoin de sécurité.
Seuls les serfs sont
attachés à une terre, un maître. Mais ils ne
sont pas non plus des esclaves. Ils peuvent vivre en famille et
posséder quelques biens. Les serfs exploitent une partie du
domaine que le seigneur garde pour lui : la réserve.
Les serfs doivent payer des impôts particuliers comme
la mainmorte au moment d'un
héritage et le formariage pour se
marier à l'extérieur de la seigneurie.
A partir du XII°
siècle de nombreux seigneurs affranchissent leurs serfs,
préférant employer des salariés ou louer leur
réserve à des fermiers (paysans qui paient un
fermage, une sorte de loyer en argent, pouvant valoir un tiers ou
même la moitié des récoltes).
Au cours des siècles, certains fermiers réussissent
à s'enrichir. A la fin du Moyen Age ils forment la classe
des laboureurs, qui possèdent une paire de boeufs ou un
cheval et un attelage. Rien à voir avec les pauvres
manouvriers qui n'ont que leurs bras.
Le seigneur et ses paysans:
Dans les guerres, les paysans sont les premières victimes. Les adversaires veulent faire table rase de tout ce qui appartient à l'ennemi : récoltes et manants compris. Puis, il y a le pillage.
Le seigneur qui, seulement
occupé par les plaisirs de la chasse, piétine et
détruit sans scrupules les récoltes des paysans a
existé. Ce n'est pas une exagération des livres
d'histoire. Des chroniqueurs de l'époque rapportent ces
faits. Louis XI même condamna sévèrement cette
pratique.
Mais un tel comportement n'est pas systématique. Beaucoup de
petits seigneurs, souvent ruinés eux aussi par la guerre,
tirent la plus grande de leurs revenus des terres qu'ils
possèdent. Elles sont exploitées par des serfs ou des
manouvriers, ou cédées en fermage sous forme de
tenure*. Mais toutes sans
exception, doivent en fin d'année, par le jeu des redevances
diverses, en nature ou en argent, leur rapporter de quoi
vivre.
Le seigneur a souvent mieux à faire que de s'occuper de ses domaines. Il confie cette tâche à un intendant qui surveille les travaux agricoles et lève les impôts.
Mais si le seigneur est le plus fort parce qu'il possède les armes et le donjon, il ne peut pas faire n'importe quoi. Il est tenu par la coutume. Elle définit les droits et les devoirs de chacun. Transmise oralement par les anciens, elle est écrite à partir du XII° siècle.
votre photo,texte est super
et merci je pourrai savoir ma leçon


jeu 15 mai 2008 09:29