Accueil Date de création : 08/02/06 Dernière mise à jour : 09/06/07 11:08 / 50 articles publiés
 

Corvées, taxes et impots  posté le samedi 09 juin 2007 11:08

Corvées, taxes et impots

 

Le seigneur fait payer cher sa protection, d'abord sous forme de corvées :
- curer les fossés,
- empierrer les chemins
- rentrer du bois,
- rentrer du fourrage...

Puis à mesure que l'argent circule mieux, les corvées sont remplacées par les redevances* :
- la taille (sert à payer la protection du seigneur). Elle apparaît après 1050. C'est un impôt direct. A partir du XIV° siècle, la taille devient un impôt royal.
- Les aides (taxes sur le transport des marchandises)
- le cens et le champart (forment le loyer de la terre). Pour avoir le droit de s'installer et de vivre sur la terre d'un seigneur, le paysan paie deux sortes de redevances. Le cens qui est fixe et le champart, calculé en fonction de la récolte ; plus celle-ci est bonne, plus le paysan paie cher.

Les banalités : Ces taxes liées au droit de ban que détient le seigneur étaient si fréquentes qu'elles ont donné le mot "banal" dans notre langage d'aujourd'hui.
Ces banalités coûtent chers aux paysans qui doivent payer un droit pour utiliser le moulin, le pressoir et le four à pain que le seigneur a fait construire et que lui seul a les moyens d'entretenir.

Les serfs doivent payer des impôts particuliers :
- la mainmorte au moment d'un héritage
- le formariage pour se marier à l'extérieur de la seigneurie.

La vie quotidienne:

La moitié des enfants meurent en bas âge et rares sont les vieillards de plus de 40 ans.

Le pain est la base de l'alimentation.

Différents paysans:

Au XII° siècle la plupart des paysans travaillent sur les terres d'un seigneur et sont locataires de parcelles (tenures* ). Ces paysans sont des hommes libres. Leurs parents où leurs aïeux se sont engagés par un bail, mais il dure parfois plusieurs vies. En théorie ils peuvent partir travailler la terre d'un autre seigneur. En réalité, ils restent par besoin de sécurité.

Seuls les serfs sont attachés à une terre, un maître. Mais ils ne sont pas non plus des esclaves. Ils peuvent vivre en famille et posséder quelques biens. Les serfs exploitent une partie du domaine que le seigneur garde pour lui : la réserve.
Les serfs doivent payer des impôts particuliers comme la
mainmorte au moment d'un héritage et le formariage pour se marier à l'extérieur de la seigneurie.

A partir du XII° siècle de nombreux seigneurs affranchissent leurs serfs, préférant employer des salariés ou louer leur réserve à des fermiers (paysans qui paient un fermage, une sorte de loyer en argent, pouvant valoir un tiers ou même la moitié des récoltes).
Au cours des siècles, certains fermiers réussissent à s'enrichir. A la fin du Moyen Age ils forment la classe des laboureurs, qui possèdent une paire de boeufs ou un cheval et un attelage. Rien à voir avec les pauvres manouvriers qui n'ont que leurs bras.

Le seigneur et ses paysans:

Dans les guerres, les paysans sont les premières victimes. Les adversaires veulent faire table rase de tout ce qui appartient à l'ennemi : récoltes et manants compris. Puis, il y a le pillage.

Le seigneur qui, seulement occupé par les plaisirs de la chasse, piétine et détruit sans scrupules les récoltes des paysans a existé. Ce n'est pas une exagération des livres d'histoire. Des chroniqueurs de l'époque rapportent ces faits. Louis XI même condamna sévèrement cette pratique.
Mais un tel comportement n'est pas systématique. Beaucoup de petits seigneurs, souvent ruinés eux aussi par la guerre, tirent la plus grande de leurs revenus des terres qu'ils possèdent. Elles sont exploitées par des serfs ou des manouvriers, ou cédées en fermage sous forme de tenure
*. Mais toutes sans exception, doivent en fin d'année, par le jeu des redevances diverses, en nature ou en argent, leur rapporter de quoi vivre.

Le seigneur a souvent mieux à faire que de s'occuper de ses domaines. Il confie cette tâche à un intendant qui surveille les travaux agricoles et lève les impôts.

Mais si le seigneur est le plus fort parce qu'il possède les armes et le donjon, il ne peut pas faire n'importe quoi. Il est tenu par la coutume. Elle définit les droits et les devoirs de chacun. Transmise oralement par les anciens, elle est écrite à partir du XII° siècle.

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Tous les commentaires de l'article:
Corvées, taxes et impots

  • Lord of sarko

    jeu 08 jan 2009 14:48

    Et ta mere !

  • JoHn

    jeu 08 jan 2009 14:46

    Oh la la maman ^^
    C'est qui ces fous !

  • Rodriguez the boosss

    jeu 08 jan 2009 14:46

    LoL

    Peace & sex les gars !!!


    PTDR

  • capitaliste

    jeu 08 jan 2009 14:45

    tg le hippi

  • The hypie

    jeu 08 jan 2009 14:45

    Oh lala arreter de vous prendre la tete pour des stupidité Peace les gas aimer vous

  • JOhN

    jeu 08 jan 2009 14:44

    Y pue ce forum !

  • the défenseur of

    jeu 08 jan 2009 14:44

    la ferme conar

  • Papa Francois

    jeu 08 jan 2009 14:43

    Tu sais pas écrire, y'a plein de fautes !

  • the défenseur of

    jeu 08 jan 2009 14:43

    Vos gueule têtes de glands

  • Awousgaga

    jeu 08 jan 2009 14:40

    Hey degage avec t booseux




 

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