Accueil Date de création : 08/02/06 Dernière mise à jour : 09/06/07 11:08 / 50 articles publiés
 

Les raids vikings (suite)  posté le jeudi 14 septembre 2006 18:14

Les raids vikings

Paris assiégée par les vikings

De 885 à 886, Paris subit les assauts répétés des vikings.Maintes fois ravagée par le passé, la capitale a pris ses précautions.Fortifiée et défendue par le comte Eudes, elle est bien décidée à résister aux hordes d'envahisseurs venus du nord.

La rumeur est parvenue avant eux, aussi, les parisiens ne sont-ils pas surpris de voir les premiers drakkars remonter la Seine.Un moine de saint-Germain des Près mentionne leur nombre impréssionnant, et probablement exagéré.Quarente mille hommes auraient débarqué sur 700 navires.Mais ce 24 novembre 885, la flotte viking ne semble pas en vouloir à Paris.Par précaution, la population s'est retranchée dans la cité à nouveau fortifiée, emportant avec elle les reliques de Saint-germain, Saint-Séverin, et Saint-Marcel.Le chef viking Siegfried est reçu par l'évêque Gozlin et le comte Eudes. Après les salutations d'usage, il demande l'autorisation de poursuivre sa route en Amont du fleuve.Les Francs ne sont pas dupes et devinnent que les barbares veulent piller les riches régions du centre du royaume.Malgré la menace, l'évêque et le comte refusent.La défense du royaume est aussi leur affaire et ils sont prêts à faire face aux envahisseurs,qui, de leur côté, ne ménageront pas leurs efforts pour prendre par la force ce qu'ils ne peuvent obtenir par la négociation.....

 

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les raids vikings 3  posté le jeudi 14 septembre 2006 18:33

Voila quarente ans que les premiers vikings ont apporté la désolation à Paris. Charles le Chauve n'était alors pas parvenu à sauver la ville. Il avait dû monnayer le départ des pirates en leur versant près de 7000 livres d'argent. Pendant onze ans, les Parisiens ont vécu en paix avant de subir une vague de raids. De 856 à 861, les vikings rasent et brûlent la ville, incendient les églises et s'acharnent à plusieurs reprises sur Saint Germain Des Près qui finira par construire sa propre enceinte.En 869, un dernier raid achève de convaincre les habitants qu'il est temps de réagir.

L'année 870 voit la construction du Grand Pont et du petit pont qui relient respectivement la rive droite et la rive gauche à l'île de la cité.Ce sont de véritables remparts barrant le cours de la Seine.Leurs piles raprochées sont destinnées à empêcher des bâteaux et leurs extrêmitées sont défendues par des fortins.La pointe ouest de l'île de la Cité est couronnée d'une forteresse en bois, renforçant l'un des points les plus vulnérables de la ville.Sept ans plus tard, deux capitulaires mentionnent une vaste campagne d'organisation de la défense de la cité. Lorsque les vikings arrivent en 885, ils trouvent Paris prête à soutenir un siège.L'évêque Gozlin a fait réhausser les remparts et renforcer la structure ainsi que le système de défense des ponts......

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Les raids vikings (suite et fin)  posté le jeudi 14 septembre 2006 18:59

Excédés par le refus des francs de leur accorder le passage, les chefs vikings décident de faire payer à Paris son audace.Ils pourraient se contenter de détruire les ponts qui leur barrent le passage mais la ville a l'air riche.L'ocasion est trop belle.Méthodiquement, ils ravagent les deux rives de la Seine, désertées par leurs habitants.Ils tentent de faire tomber les résistances du grand pont.mais l'adresse des assiégés leur cause de nombreuses pertes.

Début 886, le siège de Paris entre dans sa phase passive.Les Normands ont constaté l'inefficacité de leurs machines de guerre, et, renonçant à la force, instaurent un blocus.L'hiver s'annonce rude.Le 6 février, les flots de la Seine, déjà gonflés par les pluies, emportent le Petit Pont.Isolés dans une tour de la rive gauche, les douze défenseurs du pont résistent vaiillamment aux attaques avant d'être massacrés.La voie sur la Seine, désormais ouverte, une partie des normands abondonnent le siège.Un mois plus tard, Henri, comte d'Austrasie, tente de prêter main forte aux assiégés.Ses tentatives échouent mais il parvient toutefois à ravitailler la ville.

Le 16 avril, l'évêque Gozlin meurt.Eudes reçoit alors le commandement, secondé par l'évêque de Sain-Germain.Le comte mène la résistance de main de maître.Il galvanise ses troupes et réorganise totalement  le système de défense de la capitale.Rien n'est négligé pour contrer les barbares.On promène même les reliques de Sainte Geneviève qui a jadis protégé Paris des Huns d'Attila.En mai,Eudes quitte Paris.Le mois suivant, il revient avec des renforts.Entre-temps, il a demandé l'aide de Charles le Gros, dont les forces sont seules susceptibles de rompre le siège.En Août, l'Empereur arrive en vue de Paris à la tête d'une forte armée.Depuis les hauteurs de Montmartre, il lance, sans succès, quelques attaques,puis, au lieu de tenter d'anéantir les assiégeants, il négocie et obtient leur départ contre 700 livres et l'autorisation de continuer leur route vers la bourgogne, qu'ils ont tôt fait de ravager.

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Charles Martel arrête les musulmans à Poitiers  posté le vendredi 06 octobre 2006 19:16

Charles Martel arrête les musulmans à Poitiers:

 

Le 25 octobre 732, le chef des Francs, Charles Martel, arrête une armée arabe au nord de Poitiers. Les vaincus se retirent. C'en est fini des incursions musulmanes au nord des Pyrénées.

Menace sur l'Aquitaine


Moins d'un siècle après la mort de Mahomet, ses guerriers avaient atteint l'Espagne et le Languedoc actuel (cette province s'appelle alors Septimanie, d'après ses sept villes principales).

Les musulmans sont arrêtés dans leur progression vers le nord par le duc d'Aquitaine, Eudes, à Toulouse
, en 721. Eudes ne s'en tient pas là. Fort de sa victoire, il veut prévenir le retour des musulmans d'Espagne au nord des Pyrénées et pour cela, s'allie au gouverneur berbère de la Septimanie. 

Le dénommé Munuza, bien que de religion musulmane, est en révolte contre ses coreligionnaires d'Espagne. Eudes lui donne sa fille en mariage (les préjugés religieux étaient moins virulents en cette lointaine époque qu'à la Renaissance et encore de nos jours). Mais Munuza est tué en affrontant le gouverneur d'Espagne Abd el-Rahmann et ce dernier, dans la foulée, lance une expédition punitive contre les Aquitains.


Les Francs au secours des Aquitains

À la tête de ses troupes, composées d'Arabes ainsi que de Berbères fraîchement convertis à l'islam, Abd el-Rahmann projette de remonter jusqu'au riche sanctuaire de Saint-Martin de Tours. Il a l'intention de s'en approprier les richesses avant de s'en retourner au sud des Pyrénées.

Le duc Eudes appelle à son secours les Francs qui vivent au nord de la Loire. Leur chef accourt. Celui-ci, du nom de Charles Martel, est issu d'une puissante famille franque d'Austrasie (l'Est de la France). Il exerce les fonctions de maire du palais (ou «majordome») à la cour du roi mérovingien, un lointain descendant de Clovis et quelques années plus tôt, a refait l'unité des Francs en battant ses rivaux de Neustrie à Néry
.

Eudes craint avec raison que Charles Martel ne tourne désormais ses ambitions vers le Sud de la Loire. Il accepte malgré tout de rapprocher leurs deux armées pour faire face à la menace musulmane.

Bataille indécise

Devant l'avancée des armées de Charles Martel et Eudes, Abd el-Rahmann arrête sa progression. C'est à Moussais, sur la commune de Vouneuil-sur-Vienne, entre Poitiers et Tours, que se font face les ennemis. Pendant six jours, les cavaliers musulmans et les fantassins chrétiens s'observent et se livrent quelques escarmouches.

Charles Martel à la bataille de Poitiers, composition fantaisiste de Charles Steuben (XIXe siècle)

Le 25 octobre 732, qui est aussi le premier jour du mois de Ramadan, les musulmans se décident à engager la bataille. Mais leur cavalerie légère et désordonnée se heurte au rempart humain que forment les guerriers francs, disciplinés et bardés de fer. Abd el-Rahmann meurt au combat et la nuit suivante, découragés, ses hommes plient bagage et se retirent.

Charles ne s'en tient pas à cette victoire somme toute facile. Profitant de l'affaiblissement du duc Eudes, il s'empare des évêchés de la Loire puis descend dans le Midi qu'il saccage consciencieusement et d'où il chasse les chefs musulmans qui s'y étaient installés quelques années plus tôt. C'est peut-être à cette occasion que le chef des Francs aurait gagné le surnom de Martel («celui qui frappe comme un marteau»).

Plus tard, les chroniqueurs français se sont fait un devoir d'exalter le souvenir de la bataille de Poitiers pour mettre en valeur Charles Martel, père de Pépin le Bref
et grand-père de Charlemagne.

 

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Jean Sobieski III  posté le jeudi 23 novembre 2006 17:03

 

 Je voudrais vous parler de l'un des plus grands rois de Pologne qui sauva l'Europe des turcs ottomans!N'hésitez pas à laisser des commentaires!!Je souligne ou mets en gras de temps en temps en temps.

Biographie:

Jean Sobieski est né le 17 aoüt 1629 à Olesko (Ukraine actuelle et oui à cette époque la Pologne était un Empire qui s'étendait de la mer baltique à la mer noire et jusques aux portes de Moscou!!!!) de jakub Sobieki de Janina (1580-1646), Après des études à l'Académie de Cracovie, il entreprend une carrière militaire et s'illustre dans les guerres contre l'Empire ottoman, les Tatars, les Moscovites, les Cosaques, et les Suèdois. Après quoi il voyage en Europe. Attiré par la France, il épouse une Française : Marie-Casimire (Marysienka), veuve de Jean Sobiepan Zamoyski voïvode de Kiev, et suivante de la reine Marie-Louise de Gonzaque-Nevers (Maria Ludwika).

En 1668, le roi Jean Casimir II le nomme Grand Hetman (commandant en chef des armées polonaises). À la mort de Jean II, Michael Korybut Wisniowiecki est élu roi de Pologne. Jean Sobieski, se range du côté de l'opposition, ce qui lui vaut une semi-disgrâce, bien vite oubliée par ses nombreux succès contre les turcs notamment à la bataille de khotin(1673), et la mort du roi. Jean Sobieski est à son tour élu roi(les rois de Pologne étaient élus par les nobles dès l'an mil environ!), quasi-unanimement, par la szlachta, le 21 mai 1674, et couronné le 2 février 1674.

Une des ambitions de Jean III est de rassembler l'Europe chrétienne dans une croisade contre l'empire ottoman et chasser les Turcs de l'Europe. Il s'allie au Saint-Empire et rejoint la Ligue  Catholique du Pape Innocent XI.

Selon l'historien polonais Oscar Halecki, Jean III projetait d'occuper la Prusse avec l'aide des Suédois et la complicité de la France. Mais cette entreprise est vite condamnée à l'échec, en raison de l'opposition des magnats (noblesse polonaise) et de la guerre contre la Turquie qui l'oblige à s'allier aux Habsbourgs. En 1676, il remporte la victoire de Zurawno contre les Turcs.

Son plus grand succès survient le 12 septembre 1683 à la bataille de vienne, avec les troupes polonaises, autrichiennes et allemandes rassemblées contre l'armée turque commandée par Kara Mustafa. Le Pape  et les dignitaires étrangers le surnomment "Sauveur de Vienne et de la civilisation européenne de l'Est". Dans une lettre à son épouse, il écrit : "...Tout le petit peuple me baisait les mains, les pieds, les vêtements ; d'autres se contentaient de me toucher en disant : Ah, laissez-nous baiser une main si courageuse !".

Sobieski avait prévu d'attaquer le 13 septembre, mais il se rendit compte que les Turcs étaient en ordre de bataille dès le 12. À quatre heures du matin, les troupes de Sobieski fortes d'environ 81 000 hommes attaquent une armée turque d'environ 130 000 hommes. Sobieski charge avec ses hussards et enfonce les lignes ennemies qui détallent dans la plus grande confusion. À cinq heures trente, la bataille de Vienne est terminée.(je vous en parlerai plus en détail dans le prochain article).

Jean III Sobieski, surnommé par les Turcs Le Lion de Lechia (en turc : Pologne), fut certainement le plus grand roi de Pologne. Il meurt à Wilnow, à Varsovie, le 17 juin 1696. Son épouse, Marie Casimire, mourut à Blois (en France) en 1716. Sa dépouille fut ramenée en Pologne pour être enterrée près du roi au Château de Wawel à Cracovie.

Auguste IIélecteur de Saxe, succéda à Jean III. À la mort de celui-ci 1733, une lutte pour la couronne s'ensuit, désignée comme la guerre de succession de Pologne.

Ses titres:

  • (en Latin): Joannes III, Dei Gratia rex Poloniae, magnus dux Lithuaniae, Russie, Prussiae, Masoviae, Samogitiae, Livoniae, Smolenscie, Kijoviae, Volhyniae, Podlachiae, Severiae, Czernichoviaeque, etc.
  • Jean III, par la grâce de Dieu, roi de Pologne, Grand Duc de Lituanie, de Ruthénie, Prusse, Mazovie,Samogitie, Livonie, Smolensk, Kiev, Volhine, Pödolie, Sevèrie et Tchernigov, etc.
  • Sources:Wikipedia ainsi que ma culture personelle.
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