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Le septième croisade  posté le jeudi 30 novembre 2006 16:18

La septième croisade

1248 -1254

Les événements de 1244 en Orient trouvent peu d'échos en Occident. La papauté elle-même, engagée dans une lutte sans merci contre Frédéric II, en appelle d'abord au concile de Lyon à une véritable guerre contre les Gibelins, partisans de l'empereur. La croisade passe en second plan.

Seul Louis IX relève le défi. Pour ce roi, chevalier modèle, une participation personnelle au saint pèlerinage est un devoir de conscience. Dans l'hiver 1244 St Louis fait vœu de se croiser. L'expédition regroupe autour de lui la fine fleur des grands barons et de la chevalerie capétienne, dont ses propres frères et le sire de joinville. Pendant quatre ans le roi prépare minutieusement l'expédition qui s'embarque par mer à Aigues-Mortes le 25 août 1248, arrive à Chypre en septembre et après une pesante inaction utilisée à rétablir l'ordre entre les différentes factions italiennes, s'embarque pour Damiette en mai 1249 pour l'atteindre le 4 juin . Après une courte bataille, la ville est occupée.

Mais, six mois plus tard, après les crues du Nil à la suite d'une mauvaise manœuvre de Robert d'Artois, frère du roi, St Louis de laisser enfermer dans la Mansûra en février 1250 où une partie de son armée est décimée par l'épidémie. En avril 1250, il capitule sans conditions.

En Occident, c'est la consternation : comment se peut-il qu'un roi aussi pieux soit abandonné par Dieu dans son entreprise au service de l'Église et de l'Orient chrétien ?

Libéré un mois après sa capture, sur une promesse de rançon, St Louis se rend à Acre où jusqu'en avril 1254 il participe à la pacification des Latins orientaux entre eux et à la fortification des restes du royaume.

Lorsqu'il rentre à Paris le 7 septembre 1254.

Une chose est sure : l'esprit de croisade, au plus bas dans la conscience occidentale, n'est plus entretenue que par le saint roi.

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La huitième croisade.  posté le jeudi 30 novembre 2006 16:23

La huitième croisade

1270

En Égypte, l'avènement des Mamlûks depuis les années 1250 modifie l'équilibre du Proche- Orient. Baybars, sultan du Caire, après avoir éliminé la menace mongole, s'emploie à partir de 1263 à détruire ou à conquérir les places tenues par les Francs. En 1265 Césarée et Arsour tombent ; en 1266 Baybars s'empare de Safed, à l'ouest du Jourdain ; en 1268 enfin Antioche est détruite.

Une fois de plus, seul le souverain capétien s'apitoie sur les malheurs de l'Orient latin.Saint-Louis veut racheter l'échec de 1250 dont il s'attribue la responsabilité. Mais l'aristocratie du royaume est réticente.Joinville lui-même lui opposa un refus alléguant, que pendant la croisade d'Égypte, les sergents du roi et ceux du roi de Navarre, comte de Champagne, avaient pendant son absence " détruit et appauvri ses gens " et que, s'il se croisait de nouveau, il irait contre la volonté de Dieu qui lui avait donné pour office de sauver son peuple (1)

Pour convaincre les grands, le souverain leur accorde de larges bénéfices fiscaux. A l'étranger, seuls Jacques I d'Aragon etEdouard d'Angleterre prennent la croix.

Le départ a lieu au début de l'été 1270 pour Tunis, sans doute sous l'initiative de Charles d'Anjou, et par méconnaissance géographique, beaucoup de contemporains ayant vu la Tunisie plus proche que l'Égypte qu'elle ne l'est en réalité.

Le 18 juillet les troupes débarquent à Carthage. Mais en l'attente de Charles d'Anjou, le roi tombe malade et meurt de la peste le 25 août.

Le retour difficile de l'armée en France ressemble à un cortège funèbre.

De son côté, Jacques I d'Aragon ne dépasse pas Aigues-Mortes. Édouard d'Angleterre parvient seul à Acre qu'il défendra jusqu'en avril 1272 où une trêve est conclue avec Baybars.

Mais la cause est scellée : le 18 mai 1291, Acre tombe.

Les expéditions du XIVe ou XVe siècles vers Byzance ou l'Égypte, se réduisent en fait à des campagnes de par son envergure, où brillent encore des chevaliers épris d'héroïsme et qui gardent la nostalgie de l'idée de croisade.

Mais celle-ci n'existe plus.


(1) J. LE GOFF Saint Louis Édit. Gallimard, 1996

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Musique  posté le vendredi 01 décembre 2006 20:17

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Une petite erreur  posté le samedi 09 décembre 2006 14:33

Un visiteur m'a posté un commentaire très interressant et je le remercie,cela donne envie de continuer ce blog, meric pour tous vos commentaires!.Ce commentaire corrige des petites imperfections sur un article (celui avec les normands, la tapisserie):

C'est la bataille d'AurAy et la date que tu avance est fausse, elle a lieu exactement le dimanche 29 septembre 1364.
On parle alors d'un choix divin: le duc de Bretagne est choisi par Dieu.
Le traité de Guérande (12 avril 1365) signé peu de temps apres désigne le duc de Bretagne comme le vaiqueur de la bataille d'Auray.
Jean IV, de la famille des Montfort écarte donc du trone Charles de Blois et sa femme Jeanne (cousine du roi francais).
Cette bataille met fin a la guerre de succession pour le trone de Bretagne!

La fete de l'hermine est ainsi vu comme la commémoration de la bataille d'Auray, c'est une sorte de fete nationale.

De plus, si Jean IV pars en exil c'est pcq'il a signé un traité avec les anglais en 1372: Jean IV reconnait le roi d'Angletterre comme futur roi de France (cela se passe pendant la guerre de 100 ans).

Il y a bien d'autres choses à dire sur l'histoire bretonne aux XIV et XV emes siecles, mais cela n'a plus de rapport avec l'ordre de l'hermine.

Les dates que j'avances sont les plus probables d'etre les vraies, j'ai suivi ce semestre universitaire, les cours d'un professeur spécialiste de l'histoire bretone (je suis breton ), il nous a précisé que beaucoup de dates données dans les bouquins de ses collegues étaient faussent!

Voila, j'espere t'avoir aidé!

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La chute de Constantinople  posté le lundi 12 février 2007 20:29

Le 29 mai 1453 figure traditionnellement parmi les dates clé de l'Histoire occidentale. Ce jour-là, Constantinople tombe aux mains du sultan ottoman Mehmet II.

La ville, vestige de l'empire romain, était l'ultime dépositaire de l'Antiquité classique. Elle faisait aussi office de rempart de la chrétienté face à la poussée de l'islam.

La chute finale

La chute de Constantinople devient inéluctable lorsque des envahisseurs venus d'Asie, les turcs ottomans, traversent le détroit du Bosphore. Ils s'emparent de la plus grande partie de la péninsule des Balkans et installent leur capitale à Andrinople, à un jet de pierre au nord de Constantinople.

Au milieu du XVe siècle, réduite à environ 40.000 habitants et dépourvue d'arrière-pays, Constantinople n'est plus qu'un petit État qui fait la jonction entre l'Occident et l'Extrême-Orient pour le plus grand bénéfice des marchands de Venise et de Gênes. Elle ne dispose pour sa défense que de 7.000 soldats grecs et d'un détachement d'environ 700 Génois.

Siège de Constantinople (manuscrit français, 1455)

Cette illustration tirée d'un manuscrit français de 1455 montre le siège de Constantinople avec, à gauche, la Corne d'Or, et au fond, de gauche à droite, le détroit du Bosphore et la mer de Marmara.

Le siège de Constantinople commence en avril 1453 avec 150.000 hommes.

Le basileus (empereur en grec) Constantin XII se fie aux puissantes fortifications héritées du passé pour résister aux Turcs en attendant d'hypothétiques secours. Devant ce triple cercle de murailles, le sultan Mehmet II fait appel à toutes les ressources de l'artillerie. Il dispose de pas moins de 25 à 50 grosses bombardes (canons primitifs) et de plusieurs centaines de plus petites qui vont projeter sans trêve des pierres et des boulets sur les murailles pendant plusieurs semaines d'affilée.

L'immense flotte du sultan complète le siège de la ville par le Bosphore et la mer de Marmara. Elle arrive à entrer aussi dans le chenal de la Corne d'Or.

Arrive l'aube fatale où des dizaines de milliers d'hommes ivres d'impatience entrent dans la ville. Dans la basilique Sainte-Sophie, l'empereur grec meurt, les armes à la main, au milieu de ses derniers soldats. Dès la mi-journée, le sultan peut faire son entrée dans la ville.

Les combats ont fait 4.000 morts. Selon la tradition del'époque, les vainqueurs s'offrent le droit de piller la ville, de violer et de tuer à qui mieux mieux pendant les trois jours qui suivent sa chute. Tous les habitants survivants (25.000) sont réduits en esclavage.

Le sultan Mehmet II, qui songe à faire de Constantinople sa propre capitale et veut lui conserver sa grandeur, veille à ce que les pillages ne s'éternisent pas.

Il fait venir des immigrants de tout l'empire pour rendre à la cité sa splendeur antique. Il peut enfin déplacer sa capitale de la ville voisine d'Andrinople à Constantinople, bientôt rebaptisée Istamboul. Celle-ci atteindra son apogée sous le règne de Soliman II le Magnifique... Notons que jusqu'à la fin de l'empire ottoman, elle conservera une population majoritairement chrétienne.

Fin du Moyen -Âge

Les historiens datent de cet événement la fin de la longue période historique appelée Moyen Âge. Les derniers savants et artistes byzantins se réfugient en Italie où ils seront à l'origine de la Renaissance.

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