La septième croisade
1248 -1254
Les événements de 1244 en Orient trouvent peu d'échos en Occident. La papauté elle-même, engagée dans une lutte sans merci contre Frédéric II, en appelle d'abord au concile de Lyon à une véritable guerre contre les Gibelins, partisans de l'empereur. La croisade passe en second plan.
Seul Louis IX relève le défi. Pour ce roi, chevalier modèle, une participation personnelle au saint pèlerinage est un devoir de conscience. Dans l'hiver 1244 St Louis fait vœu de se croiser. L'expédition regroupe autour de lui la fine fleur des grands barons et de la chevalerie capétienne, dont ses propres frères et le sire de joinville. Pendant quatre ans le roi prépare minutieusement l'expédition qui s'embarque par mer à Aigues-Mortes le 25 août 1248, arrive à Chypre en septembre et après une pesante inaction utilisée à rétablir l'ordre entre les différentes factions italiennes, s'embarque pour Damiette en mai 1249 pour l'atteindre le 4 juin . Après une courte bataille, la ville est occupée.
Mais, six mois plus tard, après les crues du Nil à la suite d'une mauvaise manœuvre de Robert d'Artois, frère du roi, St Louis de laisser enfermer dans la Mansûra en février 1250 où une partie de son armée est décimée par l'épidémie. En avril 1250, il capitule sans conditions.
En Occident, c'est la consternation : comment se peut-il qu'un roi aussi pieux soit abandonné par Dieu dans son entreprise au service de l'Église et de l'Orient chrétien ?
Libéré un mois après sa capture, sur une promesse de rançon, St Louis se rend à Acre où jusqu'en avril 1254 il participe à la pacification des Latins orientaux entre eux et à la fortification des restes du royaume.
Lorsqu'il rentre à Paris le 7 septembre 1254.
Une chose est sure : l'esprit de croisade, au plus bas dans la conscience occidentale, n'est plus entretenue que par le saint roi.




